Un responsable de l’UE ayant tenu des propos antisémites jugé à Bruxelles

The Times of Israel |


Stefan Grech aurait frappé une cadre de l’institution avec une plaque commémorant Benito Mussolini et la traitant de «sale juive».

L’affaire d’un responsable de l’Union européenne (UE) accusé d’avoir tenu des propos antisémites à une employée de l’UE et de l’avoir agressée est actuellement jugé, deux ans après les faits.

L’administrateur de l’UE Stefan Grech aurait frappé au mois de septembre 2015 une Italienne, appartenant au personnel de l’institution, avec une plaque commémorant le dictateur italien Benito Mussolini tout en criant «sale Juive», en ajoutant que «Hitler aurait dû en terminer avec les Juifs». Il aurait fait ces commentaires au sujet du conflit israélo-palestinien.

Une plainte avait été déposée auprès de la police de Bruxelles par la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA).

Grech ne s’est pas rendu à l’audience préliminaire qui a eu lieu cette semaine, a indiqué le président de la LBCA, Joël Rubinfeld, au Times of Malta, ce qui a amené le juge à estimer que l’accusé, par ce geste, manquait de respect à la cour.

Dans une interview accordée au Times of Malta, Grech avait nié le récit de l’incident tel que mentionné dans la plainte. Il n’a pas été suspendu de ses fonctions pour cette altercation. Grech a également déclaré que l’affaire l’avait troublé à un tel point qu’il avait pris plusieurs mois de congé maladie et qu’il avait cherché de l’aide auprès d’un psychologue.

«C’était un incident. J’avais trop bu et je me suis querellé mais je ne suis pas raciste et je n’ai pas montré autant de violence qu’on le prétend», a-t-il dit.

Rubinfeld a expliqué au journal que l’incident avait été filmé par une caméra de surveillance et que des journalistes étaient en possession de l’enregistrement.

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